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La lettre d'information n° 23 - 27 octobre 2018

A l'Assemblée nationale

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PLFSS 2019


Alors que nous avons commencé l’examen du PLFSS 2019 en séance publique, j’ai tenu à mettre les pendules à l’heure lors de la discussion générale : Non, l’équilibre des comptes sociaux n’est pas acquis, sans mesures structurelles les déficits repartiront. Oui, le Gouvernement a décidé une nouvelle fois d’opter pour les mesures rabots sur l’hôpital, le médicament, les retraités et la politique familiale qui servent de variables d’ajustement.

Quelques mesures intéressantes à souligner, mais qui buttent sur l’écueil d’une approche « petits bras » du Gouvernement.

Tel est le cas des exonérations salariales proposées. Il faut les voter mais elles ne suffiront pas pour soutenir la compétitivité des entreprises et relancer la croissance. C’est une autre mesure qu’il convient de mettre en œuvre : La défiscalisation totale des heures supplémentaires. Nous savons qu’elle est attendue par le monde économique.
Travailler plus pour gagner plus ! Redonner du pouvoir d'achat aux salariés !
Pourquoi alors une telle frilosité du Gouvernement ?

Tel est le cas également du financement forfaitaire de deux pathologies chroniques: le diabète et l'insuffisante rénale chronique . La rémunération forfaitaire en remplacement de la tarification à l'activité pour ces deux pathologies est pertinente pour réduire les dépenses de santé et améliorer la qualité des soins mais Il est dommage que ce forfait ne concerne que l’hôpital. Il aurait gagné à concerner également la ville d'autant plus que la Ministre de la santé ne cesse aujourd'hui de parler de coordination et de coresponsabilité.

Le déremboursement des médicaments homéopathiques est envisagé dans le Projet de loi de financement de la sécurité sociale 2019 alors qu'ils représentent 0,06% des dépenses totales ! J’ai proposé un amendement pour donner du temps à l’évaluation et à la concertation, pour ne pas pénaliser les millions de Français qui ont fait ce choix.
Revoir mon intervention en séance publique >

En circonscription

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Dysfonctionnement de la Poste
Une réunion et des solutions

Vendredi 19 octobre, j’ai souhaité réunir les maires qui disposent d’agences postales communales et la direction de la poste afin de travailler sur des dysfonctionnements qui m’ont été rapportés à plusieurs reprises par des élus sur le terrain.

Etaient présents Julien Deniboire, Délégué régional du groupe la poste ainsi qu’Anthony Vadot, Secrétaire général de l'association des maires de Saône et Loire ,Jean François Diconne, Président de la commission départementale de présence postale territoriale Jean François Farenc, Président de l’association des maires ruraux de Saône-et-Loire, la Directrice du Pimms et une quinzaine d’élus.

Nous n'avons éludé aucune des difficultés rencontrées : impossibilité depuis le début d’année de déposer des chèques, restrictions concernant les retraits, impossibilité pour les associations de déposer des sommes d’argent importantes après les manifestations, difficulté pour avoir un fonds de caisse, difficulté pour les mandataires judiciaires de retirer de l’argent de façon hebdomadaire pour les personnes qu’ils administrent, difficulté pour avoir de beaux timbres à la vente, problèmes de distribution du courrier (erreur d’adressage, retard à la distribution), manque de concertation avec les élus et les associations.

Des pistes d’amélioration vont être mises en avant pour que ce service indispensable pour les habitants puisse être maintenu de la meilleure des manières dans nos territoires ruraux







Voir plus d'actus sur la circonscription >

La liberté alimentaire en question ?

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Intimidation des bouchers, incendie criminelle d’un abattoir, propagandes offensives jusque dans les écoles etc, les activistes antispécistes ont l’air décidé à imposer par tous les moyens leur vision morose du monde qui est, faut-il le rappeler, de priver tout être humain de viandes.

Le débat prêterait à rire si les conséquences de ces actions très organisées de la part de ces groupuscules fanatiques n’étaient pas catastrophiques pour le secteur agricole.

Alors que les crises se succèdent, étouffant les agriculteurs de normes et de concurrences déloyales, la sécheresse de cet été est venue aggravée une situation critique. Depuis le début de l’année, ce sont 8 agriculteurs qui se sont donnés la mort en Saône et Loire. La profession n’en peut plus d’être déconsidérée et accusée de tous les maux.

Dans ce contexte, les violences inouïes à l’encontre de la filière sont inacceptables. J’attends des pouvoirs publics que tous les moyens soient mis en place pour empêcher ces individus de menacer la liberté d’autrui quand ce n’est pas tout simplement de s’en prendre à la vie de personnes dont le seul tort est de manger de la viande.

Je sais gré au Premier Ministre d’avoir eu des mots fermes lors des questions d’actualité, quant au respect de la loi et à la dénonciation de ces actes scandaleux.

Mais il faut comprendre comment cette minorité opère avant que d’autres drames ne surgissent et ne rendre la situation explosive. Qui finance ces organisations ? Les généreux mécènes déduisent-ils les dons faits à ces associations ?

Pour répondre à ces questions, nous avons décidé, avec mes collègues Marc le Fur et Damien Abad, de demander la création d’une commission d’enquête « sur les activistes antispécistes violents et sur le terrorisme alimentaire ». Nous allons faire la lumière sur les différents réseaux et leurs éventuelles articulations et ramifications.

C’est un combat à mener d’urgence. Et à gagner. Sinon un jour, en France, pays de la Gastronomie et du plaisir de vivre, on se demandera si la liberté de manger de la viande, et de s'en réjouir, est garantie.


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