Intervention 15/12/2020, Commission Affaires sociales

🏛 Le 15 décembre 2020, commission conjointe développement durable et affaires économiques, pour l’examen du rapport de la mission d’information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate à laquelle j’appartiens. Certains des usages seront interdits dès le 1er janvier 2021 pour aller vers une interdiction totale de son utilisation en 2023 comme annoncé par le Gouvernement.

❌ L’interdiction sans solution, sans alternative pour nos agriculteurs et l’ensemble des exploitations de notre territoire ne conduira qu’à des impasses. La sortie du glyphosate ne pourra se faire qu’avec des mesures d’accompagnement, notamment financières, d’adaptation et avec de la visibilité pour l’agriculture.

➡️ Nous sommes tous conscients qu’il faut préserver l’environnement et la santé des Français mais ce changement doit être accompagné ; les agriculteurs ne peuvent pas être régulièrement pointés du doigt parce qu’ils sont déjà vertueux dans leurs pratiques ayant considérablement diminué les quantités utilisées ; ils ne sont pas de plus les seuls utilisateurs de glyphosate. Les autoroutes, la SNCF l’utilisent également largement.

🇪🇺 Une fois de plus, nous sommes plus contraignants que les autres pays européens. L’agriculture française sera pénalisée du fait des surcoûts liés à la substitution au glyphosate d’alternatives non chimique, d’une charge de travail beaucoup plus lourde, d’une concurrence déloyale qui s’exercera du fait d’importations venant de pays n’ayant pas encore interdits l’usage du glyphosate .

✔️ Le soutien à la conversion doit être clarifié et bénéficier d’une meilleure communication auprès du monde agricole. Les crédits d’impôts accordés soit 2500 euros sont très limités par la notion « d’activité principale », je pense notamment aux exploitants en polyculture qui risquent d être exclus de ces aides ; j’ai d ailleurs rappellé la nécessité de ne pas oublier les éleveurs.

⚠️ Ce coup de communication du gouvernement sans investissement majeur pour encourager la recherche va laisser les agriculteurs sans solution face au manque d’alternatives et va générer une perte de ressources importante dès le 1er janvier 2021 si rien n est fait.

Retrouvez mon intervention en cliquant sur le lien ci-après : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.10072721_5fd8fcad9a2f1.commissions-du-developpement-durable-des-affaires-sociales-et-des-affaires-economiques–suivi-de-l-15-decembre-2020