Commission des Affaires sociales, 06/05/2020

Suivi dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire : référents “Santé” et “Travail et emploi”

☑️ Dans ce contexte si particulier de pandémie, l’accès aux soins des patients atteints d’autres pathologies que le covid-19 est une véritable problématique.

➡️ Depuis la deuxième quinzaine du mois de mars, nous assistons à :

– Une baisse importante de l’activité chez les médecins généralistes, les médecins spécialistes, les masseurs kinésithérapeutes, les pédicures podologues ou les sages-femmes ;
– Une déprogrammation massive des interventions médicales et chirurgicales non urgentes dans les hopitaux, publics ou privés ;
– Une diminution du passage aux urgences : – 45% pour les adultes et – 70% pour les enfants.

➡️ Parmi les facteurs ayant conduit à la diminution des consultations :

– La pénurie des équipements de protection individuelle (EPI) ;
– L’indisponibilité de certains professionnels de santé (du fait de leur sous-dotation en EPI ceux-ci n’ont pu rester ouverts).

❌ Le constat unanime et partagé par tous les acteurs de santé est le renoncement aux soins qui tient principalement, du côté des patients, à la peur d’être contaminé.

⚠️ Il est urgent de rassurer les patients et de les ramener vers les professionnels de santé pour éviter les pertes de chance. L’absence de prise en charge de la douleur chronique pendant cette période de confinement, les retards de diagnostic m, l’abandon du suivi des enfants : vaccination, suivi PMI peuvent conduire à des aggravations des situations.

✅ Le diagnostic et le dépistage des maladies notamment, doivent faire l’objet de tous nos efforts dans les semaines à venir.

⤵️ Retrouvez ci-après le lien de mon intervention du 6 mai 2020, en commission des Affaires sociales : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.9013042_5eb26cb6d8162.commission-des-affaires-sociales–suivi-dans-le-cadre-de-l-etat-d-urgence-sanitaire-6-mai-2020