Intervention 24/06/2020, Commission Affaires sociales

En raison de la crise sanitaire et économique, il est à craindre que le développement de l’apprentissage, qui avait été amorcé avec la dernière réforme et dont les effets commençaient à se faire sentir, ne soit freiné.

Dans ce contexte, il est prévu, à compter du 1er juillet et jusqu’au 28 février 2021, le versement de 5000 euros quand une entreprise signe un contrat d apprentissage avec un jeune mineur et 8000 euros pour un jeune majeur. Également, un jeune pourra s’inscrire dans un CFA sans avoir de maître d apprentissage ; il aura désormais six mois (au lieu de trois mois actuellement) pour trouver un employeur. Ces mesures vont dans le bon sens.

De nombreuses PME font face à d’importantes difficultés économiques. Pour nombre d’entre elles, la priorité sera donc certainement le maintien dans l’emploi de leurs salariés et non le recours à des apprentis. Il est donc essentiel d’encourager et d’aider celles d’entre elles qui s’engageront dans le recrutement d’un apprenti et d’allonger le délai de 6 mois à 1 an en CFA pour trouver un employeur.

Retrouvez mon intervention du 24 juin 2020, lors d’une table ronde, en visioconférence, sur l’apprentissage avec les représentants des organisations syndicales et patronales dans le cadre de la commission des affaires sociales :

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.9240826_5ef2f82c8589a.commission-des-affaires-sociales–tables-rondes-sur-l-apprentissage-auditions-d-organisations-synd-24-juin-2020