Comité de suivi économique du 17 avril

Confinement oblige, nous commençons tous à bien nous adapter à la nouvelle manière d’échanger. Hier soir, nouvelle visio conférence avec les chefs d’entreprises de ma circonscription qui font partie du comité économique que j’ai initié il y a maintenant un mois. 
Beaucoup ont repris leur activité mais rencontrent des difficultés parce que des sous-traitants sont fermés, les chantiers qu’ils peuvent réaliser sont limités du fait de donneurs d’ordre qui ne le souhaitent pas, des maîtres d’œuvre qui sont toujours en activité partielle, des salariés qui ne peuvent pas reprendre du fait d’une pathologie ou de la garde des enfants ; par ailleurs les hôtels sont fermés, il est donc impossible de faire repartir les commerciaux. 
Un grand nombre craignent de devoir arrêter à nouveau leur activité dans 15 jours. La reprise est une chose complète ; si tout le monde n’est pas là le jour J, tout s arrête ! 
Suite à l’annonce d’Emmanuel Macron, les questions fusaient autour du déconfinement et de la reprise progressive… pour qui? comment ? Beaucoup d’interrogations des petits commerces, prêt à porter, coiffeurs, esthéticiennes. 
J’ai souhaité apporter des précisions au regard des évolutions contenues dans le projet de loi de finances rectificative No2 que nous allons étudier dans les jours qui viennent. 
➡️ concernant le fonds de solidarité : 
✔️ le plafond du forfait complémentaire de 2000 € attribué au cas par cas par les régions sera relevé à 5000 €; cette enveloppe pourrait contribuer à prendre en charge les loyers, les charges et les factures d’eau ou d’énergie des entreprises les plus fragiles.
✔️ Seront désormais éligibles un certain nombre d’auto-entrepreneurs qui ne l’étaient pas auparavant : les agriculteurs en groupements d’agriculteurs, les conjoints collaborateurs. 
✔️ Désormais le calcul de la perte du chiffre d’affaires en mars et avril 2020 se fera par rapport au chiffre d’affaires mensuel moyen sur les 12 mois 2019.
➡️ Les assureurs se sont engagés à accorder des remises commerciales à leurs clients à hauteur de 500 millions d’euros.